Textes de loi Version imprimable Suggérer par mail
  Depuis 2006, les compléments alimentaires disposent d'une réglementation qui leur est propre. Extrêmemement précise et adaptée à leur spécificité, elle signe une reconnaissance officielle de la place des compléments alimentaires dans la prise en charge globale de la santé. Image 
 Au niveau de l’Europe, 

La directive 2002/46/CE est le premier texte exclusivement consacré aux compléments alimentaires. Au delà de l’harmonisation communautaire de l’emploi des vitamines et des minéraux, la directive

  • confirme le statut alimentaire des produits
  • procure une définition moderne des compléments alimentaires
  • fixe un calendrier pour les étapes suivantes de l’harmonisation.

Un second texte de portée générale – le règlement 1924/2006 - précise les possibilités d’allégations nutritionnelles et de santé des produits alimentaires.

Les compléments alimentaires sont surtout concernés par les allégations santé, leurs conditions d’autorisation et leur mise en place progressive pour une finalisation en 2010.

 Image

 

Au niveau français,

L’obligation de transposition en droit national de la directive 2002/46/CE a conduit l’administration française à profiter de l’occasion pour préciser un cadre réglementaire. Celui-ci permet de corriger les difficultés d’évaluation liées aux ambigüités de la doctrine administrative appliquée jusqu’alors.

Le décret 2006-352  relatif aux compléments alimentaires a pour premier effet de donner à ces produits un statut spécifique.
  • La définition des compléments alimentaires est reprise de la directive européenne
  • Les ingrédients sont regroupés en trois familles distinctes

- Vitamines et minéraux

- Substances à visée nutritionnelles ou physiologiques

- Plantes et préparations de plantes

Des arrêtés listent les ingrédients autorisés, leurs conditions d’emploi.

(les ingrédients traditionnellement alimentaires n’y sont pas inclus). Il s’agit des arrêtés des 9 mai et 14 novembre 2006.

En revanche, l’arrêté fixant les substances et plantes autorisées est en attente de publication.

Les avancées réglementaires avec le décret 2006-352.

  • La déclaration auprès de la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) de la mise sur le marché de nouveaux compléments alimentaires est désormais obligatoire.
  • Une procédure de « reconnaissance mutuelle »permet de demander l’autorisation d’emploi de compléments alimentaires dont au moins un ingrédient n’est pas autorisé en France, mais est légalement utilisé dans un autre Etat membre.

L’administration ne peut s‘y opposer ou limiter son autorisation que si elle fait la preuve d’un risque pour la santé humaine.

Le cas des plantes 

L’utilisation dans les compléments alimentaires des plantes médicinales inscrites à la Pharmacopée est bien plus limitée en France que dans la majorité des autres Etat membres de l’Union Européenne.

Un futur décret relatif à la vente au public des plantes médicinales inscrites à la Pharmacopée est attendu depuis 2005 - avec une publication prévue au premier semestre 2008.
Image 

Ce décret fait passer de 34 à 148 les plantes sorties du monopole de distribution pharmaceutique.

Par ailleurs, ce texte élimine les risques de conflits de statuts entre médicaments et compléments alimentaires utilisant les mêmes plantes.

 



 
 
 

Design by Delicate Essence - Template by SOSATI